En G ou en D, pas de dossier
Retour aux archives pour exhumer le dossier Gonon. Et là, déception. Il est introuvable. Toutes les hypothèses sont envisagées : le dossier se serait-il perdu lors d’un déménagement ou d’une consultation ? Et si Claire Gonon n’avait pas eu sa carte de presse ?
L’incrédulité gagne d’autant que la fameuse Claire Gonon apparaît dans le numéro spécial du Journaliste publié à l’occasion des 100 ans du SNJ, en octobre 2018. Un quart de page lui est consacré, illustré par une magnifique photo. Elle fixe le photographe d’un regard doux, un petit sourire aux lèvres. La mise en plis est impeccable.
Le Journaliste fait référence aux travaux de recherche de Claire-Hélène Toux-Vallet publiés en 2009*. Il y est question d’une « Claire Dematres, dite Claire Gonon ». Eurêka ! Et si Gonon était son nom de jeune fille ? Nouvelle plongée aux archives… à la lettre D. Et nouvelle déception : pas de dossier Dematres.
Son métier confirmé
Loin de nous décourager, nous relançons les recherches jusqu’à découvrir un article dans Détective, le grand hebdomadaire des faits divers, daté du 13 juin 1929. Il est titré : « Une journaliste, détective amateur ». Claire n’en est pas l’auteure, mais le sujet. Voici l’affaire telle qu’elle est relatée : Madame Gonon avait à son service une bonne, prénommée Marcelle, rencontrée lors d’un reportage dans la Creuse. Celle-ci a disparu mystérieusement. Claire assiste le commissaire dans son enquête. C’est insolite, mais ne fait en rien avancer nos recherches. L’article nous confirme simplement que Claire Gonon était une chroniqueuse judiciaire reconnue dans la profession. Il s’ensuit… un grand vide. La dame nous échappe à nouveau.