La CAJ est une juridiction de l’ordre judiciaire. Elle fixe l’indemnité due au journaliste par l’employeur en cas de rupture de son contrat de travail (art. L.7112-4 C. trav.) lorsqu’il a plus de quinze ans d’ancienneté. Elle dispose de la même compétence, quelle que soit l’ancienneté du journaliste, lorsque la rupture est consécutive à une faute grave ou à des fautes répétées. Elle peut alors réduire ou supprimer l’indemnité. En revanche, la CAJ n’a pas la compétence de juger de la cause de la rupture du contrat de travail ou de fixer le montant d’éventuels dommages, ce qui est du ressort exclusif du Conseil de prud’hommes.
Outre les motifs de licenciement de droit commun (faute, inaptitude, licenciement pour motif économique, etc.), la rupture du contrat de travail peut être engagée à l’initiative du journaliste en recourant aux clauses de conscience ou de cession. Ces motifs sont spécifiques au statut de journaliste professionnel. La décision de la CAJ est obligatoire : elle s’impose aux parties qui ne peuvent pas faire appel de cette décision, mais seulement en obtenir, le cas échéant, l’annulation devant la cour d’appel de Paris.